Cote/Cotes extrêmes
Date
Description physique
Histoire de la conservation
Les archives étaient conservées dans la commune de Taulignan jusqu'en 1983 où les archives anciennes et une partie des modernes, jusqu'en 1932, ont été déposées aux Archives départementales. Les registres paroissiaux, les registres de délibérations du conseil municipal postérieurs à 1793 et les archives contemporaines (postérieures à 1983) sont conservés en commune.
En 2018, quelques documents anciens ont été numérisés et mis en ligne sur le site Internet des Archives départementales de la Drôme.
Présentation du contenu
Des plus anciennes chartes du XIIIe siècle aux documents d'arpentage et d'exploitation des bois communaux en 1934, ce fonds livre l'histoire de la commune de Taulignan pendant près de huit siècles. Les délibérations (1575-1794) livrent le cœur de l'activité de la commune.
Mode de classement
Les archives anciennes de Taulignan ont été classées par André Lacroix à la fin du XIXe siècle. En Drôme, les archives communales anciennes de la majorité des communes ont été inventoriées par André Lacroix entre 1879 et 1886. Au cours des années 1980, les archives modernes ont été classées par Jean-Claude Alcamo.
Le fonds est coté en série E-dépôt, cotation réservée aux documents communaux déposés aux Archives départementales. La cotation communale, issue du cadre de classement des archives communales (arrêté du 31 décembre 1926 portant règlement des Archives communales) compose la première partie de l'analyse archivistique.
Conditions d'accès
Ce fonds est librement communicable. Les registres paroissiaux et d'état civil sont consultables sous format numérique. La reproduction des documents est soumise aux conditions imposées par le règlement de la salle de lecture des Archives départementales de la Drôme.
Documents en relation
D'autres documents conservés par les Archives départementales complètent les archives communales : les archives anciennes (antérieures à 1790) classées au sein des séries A à I et les archives révolutionnaires et modernes (1790-1940) inventoriées dans les séries K à Z. L'équivalent de ces séries pour les archives communales est décrit au sein d'un tableau de concordance disponible sur le site Internet des Archives départementales et en salle de lecture.
Parmi les documents anciens, quelques documents communaux sont classés en série E. Ceux-ci sont présentés en tête du corps de l'instrument de recherche.
Bibliographie
DE FONT-RÉAULX (Jacques), Répertoire critique des anciens inventaires des Archives du département de la Drôme, Valence, imp. Reyne & Deldon, 1952 (p. 49).
Association des Onze Tours, Taulignan notre village, 2 tomes, Montélimar, imp. Bayle, 1995, 2000.
Association des Onze Tours, Documents pour servir à l'histoire de Taulignan : manuscrit de l'abbé Jean-Claude Martin, Taulignan, imp. Association des Onze Tours, 1999.
Association des Onze Tours, Théolas : Auteur taulignanais de langue d'oc, Montélimar Daufinat-Provença, Tèrra d'Òc, 2000.
Association des Onze Tours, Les Noëls de Taulignan en langue d'oc du 17e siècle, d'après les textes publiés par Louis Moutier et André Lacroix, Montélimar, Daufinat-Provença, Tèrra d'Òc, 2000.
Association des Onze Tours, Petit glossaire du parler de Taulignan suivi de la vie à Taulignan sous le Second Empire, Taulignan, imp. les Mimosas, 2008.
Association des Onze Tours, Taulignan de A à Z, Condé-sur-Noireau, imp. Corlet, 2015.
Les Onze Tours, Chartes et documents pour servir à l'histoire de Taulignan, Avignon, imp. Impressions, 2016.
Association des Onze Tours, « Liste des pasteurs de Taulignan aux XVIe et XVIIe siècles », dans La Lettre du Cercle généalogique de la Drôme provençale, n°89, 1er trimestre 2017, p. 27.
Association des Onze Tours, « Taulignan et le Comtat Venaissin sous les papes : une histoire de conflits de vaine pâture », dans Études drômoises, n°69, mars 2017, p. 8-11.
Association des Onze Tours, Du bourg castral au village moderne : Urbanisation de Taulignan au XIXe siècle, Crest, imp. du Crestois, 2018.
Association des Onze Tours, Les comptes consulaires de Taulignan (1455-1529) : Texte occitan suivi d'un glossaire complet et d'index, Taulignan, imp. Printteam, 2019.
Association des Onze Tours, Les "doléances" de la communauté de Taulignan, 30 mars 1789, Taulignan, imp. Association des Onze tours, 2019.
Association des Onze Tours, L'eau à Taulignan : ressources, histoire, exploitation depuis le XVe siècle, Montélimar, imp. du Faubourg, 2021.
Mots clés lieux
Cote/Cotes extrêmes
Date
Importance matérielle
Présentation du contenu
Traduction et transcription des chartes de libertés : du 21 février 1285, par laquelle noble Bertrand de Taulignan, seigneur du lieu, en récompense des bons et loyaux services de ses vassaux, donne à Roux et Robert, syndics des habitants, l'exemption : de « toutes cottes, tailles, collectes et emprunts... pour l'achept d'aucune terre, juridiction et fief noble et franc, pour chevalerie, dot de ses filles, voyage d'outre mer, prinse de sa personne ou rançon ; du fenage et de toutes corvées et journées personnelles et réelles », excepté au temps des semences une journée des bœufs, mulets ou chevaux et juments des habitants qui en ont, et le transport à Saint-Paul-trois-Châteaux ou ailleurs, à moins de 3 lieues, de ses grains, à ses dépens ; « de toutes corvées réelles et personnelles, de toutes journées et œuvres publiques ou privées, de toutes impositions et de toutes œuvres serviles ; » quand les terres où il prend certaine portion des fruits seront converties en vignes, la tâche restera celle des terres ; si les habitants ont été cautions pour lui ou ont tenu les arrêts, il devra les décharger et payer les dépenses faites ; chacun pourra changer de domicile et vendre ses biens, sans autre charge que les lods, services et pensions accoutumés, et transporter ses meubles sans trouble ; sont exceptées les terres données par le seigneur en hommage ; ses successeurs seront tenus de renouveler ces libertés et de les maintenir, et il ne leur sera prêté hommage qu'à ce prix. Nobles Raymond Geoffroy de Castellane, seigneur de Montauban, Giraud Adhémar, seigneur de Grignan, et Bertrand de Baux, prince d'Orange, scelleront cet acte de leurs sceaux. En retour, les habitants donnent au seigneur le vingtain du pain, du vin et des légumes, à la charge d'entretenir les murailles et les portes. Acte passé à Taulignan, devant Bertrand de Taulignan, commandeur de Poët-Laval, du prieur du lieu, du nom de Taulignan, etc. ; - du 3 août 1397, par laquelle Amans Monier, juge du lieu pour Geoffroy, seigneur du Bouchage1, déclare que, suivant l'ancienne coutume, « la chasse des connils sera ouverte à tous les habitants du lieu, de 3 en 3 ans, par les officiers du seigneur, despuis la feste de Saint-Michel jusques à caresme prenant, » et que « un chascun pourra en tout temps chasser aux lièvres et perdrix en touts les lieux du terroir » ; - du 2 décembre 1471, portant que Guy Alleman, seigneur de Taulignan et de Champs, fils de noble « Aymé », après l'exposé de ses griefs et de ceux des habitants, en confie la solution, par compromis avec eux, à Antoine de Borne, précenteur de l'église de Viviers, et à Ferrand de Diez, « seigneur d'Opegue, juge ordinaire de Taulignan, licenlié es loys, » lesquels décident que 1° la chasse aux lapins sera permise aux habitants la 3e année après que le seigneur en aura joui deux ans, en excluant le devès du seigneur et l'emploi du furet ; 2° la boucherie du lieu pourra s'affermer librement, sans permission, moyennant l'abandon au seigneur ou à ses officiers « des langues de toutes les bestes bovines qui se tueront à la boucherie », excepté des veaux d'un an ; 3° le produit du quarantain sera employé aux portes, tours et murailles, comme de coutume et pendant 4 ans, avec la permission du seigneur, aux réparations du pont de la Riaille ; 4° le seigneur confirmera les libertés de point en point ; 5° touchant « les monstres et joyes accoustumées d'estre faict le dimanche devant la feste de Saint Jehan Baptiste, les habitants d'ores en là ne seront tenus de les faire, comme chose de nul profict et utillité, fors que les officiers du seigneur pourront lad. dimenche ou autre choisir dix desdits habitants tant seullement, sauf d'en prendre davantage si besoing estoit, pour les accompagner à la veille de Saint Martin des Ulmes, et seront tenus les esleus d'obeir auxdits officiers et les adsister de bons et suffisants harnois » ; 60 relativement au passage du bétail, on suivra les chemins anciens ; 7° pour « les monopolles, autres droicts et actions » du seigneur, il lui sera donné une fois 70 florins. Fait dans la salle du prieuré, devant nobles Mermet de Claret, seigneur de « Trochenu », Jean d'Urre, coseigneur de Venterol, Michel de Sainte-Jalle de Vinsobres ; - de l'acte du 8 août 1488, contenant sentence arbitrale par Guigues Alleman, protonotaire apostolique, Beynaud Alleman, seigneur de Gières et de Saint-Georges, Ferrand Diez, seigneur du Pègue, Jacques Chamard, prieur de Taulignan, et Charbonnier, de Montélimar, sur les difficultés survenues entre Guy Alleman et ses vassaux. Elle déclare en défense toute l'année le pré du seigneur, appelé Donnenche, lorsqu'il sera clos du côté des chemins de Châteauneuf et du moulin, exempte de corvée les possesseurs d'une seule bête de labour, règle les enquêtes et amendes d'après les statuts et coutumes du Dauphiné, fixe les redevances féodales d'après les reconnaissances, maintient le droit de pacage dans le devès du seigneur, permet aux bergers d'avoir 25 bêtes dans le mandement, etc. ; - d'autre sentence arbitrale du 30 mai 1491, rendue par Diez et Charbonnier, permettant aux grangers de cuire leur pain dans leurs fours ; - d'un compromis du 17 octobre 1510, entre Guy Alleman et ses vassaux, nommant noble Antoine Palmier, conseiller du Roi, Jean Giraud, visénéchal et juge mage de Valence, et Amand Pertuis, son lieutenant, pour terminer leurs difficultés ; - d'une transaction du 19 octobre 1510, passée entre Guy Alleman, seigneur de Champs et de Taulignan, et Armand et Girouard, consuls, députés de la commune, d'après laquelle le seigneur ou ses officiers peuvent faire « les criées et proclamations générales touts les ans à la maniere accoustumée » ; le châtelain et le juge ordinaire connaissent chacun en première instance des causes civiles et criminelles qui leur sont attribuées ; les prés de Domenge et les prés voisins, jusqu'au Lez, seront en défense, à la condition de les tenir clos ; à l'avenir, les habitants ne pourront défricher les bois « et lieux vacants », mais seulement cultiver les endroits déjà rompus, en payant au seigneur le demi-vingtain et le quarantain ; maintien du bail à mi-croit, sans fraude ; tout possesseur de parc ou de troupeau « de bestail menu » devra au seigneur un chevreau, s'il a au moins 30 têtes de bétail ; celui-ci pourra à son gré fermer l'enceinte et le circuit de son château « selon les anciennes marques », et l'on ne pourra y passer sans sa permission pour aller à l'église ; la commune prendra investiture de la place convertie en cimetière et paiera les lods de 10 en 10 ans, s'élevant à 8 sols tournois, et elle acquerra un autre chemin ; le procureur du seigneur « ne pourra enquester les habitants » pour dégâts du bétail, sinon en cas de paresse ou malice ; les eaux courantes ne pourront être détournées pour arrosage sans sa permission et sans 1 liard de cense, valant 3 deniers tournois, par « seytive de pré » ; les gardes et banniers seront nommés par les syndics et reçus par les officiers du seigneur ; le demi-vingtain ou quarantain sera exclusivement consacré par les syndics à l'entretien des murailles ; défense de vendre le bois pris « dans les hermes et lieux vacants », de faire du charbon et de la chaux ; permission de vendre toutes denrées sans les présenter préalablement au seigneur ; la garde des clefs appartient aux syndics, sous l'autorité du seigneur ; pour la chasse aux lapins, elle aura lieu 2 ans pour le seigneur et la 3e année pour les habitants, sans furet ; la banalité des moulins est reconnue, mais les moulins devront être tenus en bon état et dirigés par un « idoine et loyal meunier » ; les habitants acquiescent à l'arrêt sur les fours, etc.
1 Le texte latin porte Bressieu (Brissiaci), voir AA. 7.
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