Cote/Cotes extrêmes
Date
Description physique
Biographie ou Histoire
Dès les années 1970, la production fruitière est un secteur vital pour la région Rhône-Alpes. Ce secteur est à la recherche de moyens pour intensifier les exploitations et l'économie qui y sont liées. Elle est source d'activités importantes (emplois, fournitures, services, etc.).
À ce titre, la concurrence internationale est rude. Elle a des conséquences directes sur la région et ses habitants. Dans ce contexte et afin de faire face à la compétition européenne et méditerranéenne, il est nécessaire de consolider et de donner à l'arboriculture régionale les moyens de s'imposer. Cependant, le constat est fait d'un manque de concertation et de coordination entre les différents maillons de la chaîne fruitière de la production à la consommation. Les acteurs n'ont pas suffisamment de relations et leurs actions sont menées trop isolement pour atteindre une bonne efficacité.
La Commission arboricole Drôme-Ardèche coordonne, depuis 1973, les actions techniques intéressant chaque partie de la chaîne. Chaque année, celle-ci tient une assemblée plénière où elle expose son programme, ses expériences et ses objectifs, s'organisant en différentes commissions de travail. Cette commission mène également en parallèle une réflexion sur la manière de répondre aux exigences de tous les acteurs. La réponse qui paraît la plus adaptée se présente sous la forme suivante : constitution d'une association d'expérimentation, de vulgarisation et de formation qui rassemblerait les différents acteurs comme des adhérents et suivrait un programme de recherches.
Dans ce contexte, l'Association régionale Rhône-Alpes fruits et légumes pour la recherche, la formation et le développement (ARFEL) est créée lors de l'assemblée constitutive du 30 novembre 1979. Ses statuts sont déposés puis enregistrés en 1980, ce qui marque la création officielle de l'association. Cette dernière travaille sur différentes espèces fruitières réparties sur 80 parcelles dans différents départements de la région Rhône-Alpes. Cette organisation rencontre des problèmes de cohésion et de gestion, il devient nécessaire de recentrer les actions pour accroître leur efficacité et aboutir à une meilleure utilisation des crédits. Cette réflexion se traduit par :
Afin de mettre en place des actions concrètes, l'ARFEL entretient des négociations avec l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) pour définir l'articulation de la recherche entre leurs deux organismes. Cette collaboration se traduit sous la forme d'un Groupement d'intérêt scientifique (GIS). Cependant, pour permettre l'établissement de ce GIS, la mise en place d'une station régionale devient nécessaire. Celle-ci sera gérée par la profession et bénéficiera ainsi des financements de l'Office national interprofessionnel des fruits, des légumes et de l'horticulture (ONIFLHOR) et de l'appui technique du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL).
Ainsi, une étude est commandée pour recentrer les essais sur la station de l'INRA de Gotheron basée à Saint-Marcel-lès-Valence, mais c'est finalement le site d'Étoile-sur-Rhône qui est retenu. L'ARFEL négocie, avec l'aide de la Chambre d'agriculture de la Drôme, auprès du département l'achat d'un terrain de 25 hectares à Étoile-sur-Rhône.
En 1989, à l'initiative des Chambres d'agriculture (de la Drôme et de l'Ardèche) et du Comité économique agricole fruits et légumes Rhône-Alpes (CEAFL), la décision est prise de créer une nouvelle association : la Station d'expérimentation fruits Rhône-Alpes (SEFRA). Cette dernière se substitue à l'ARFEL et s'installe à Étoile-sur-Rhône où elle loue les terrains achetés par le département. Avec le développement de l'association, les chambres d'agriculture de la région Auvergne Rhône-Alpes deviennent peu à peu des membres adhérents.
Ainsi, à partir de 1990, l'ensemble des activités de l'ARFEL est assuré par deux associations :
L'ARFEL est mise en sommeil jusqu'au 3 décembre 1999, où lors de l'assemblée générale extraordinaire, elle est officiellement dissoute. De ce fait, la liquidation de l'ARFEL est dévolue à deux personnes morales :
La SEFRA a connu quelques problèmes financiers dans les années 2000. Cela est lié, dans une certaine mesure, à une diminution constante des subventions publiques qui a poussé la SEFRA à se restructurer et rechercher de nouvelles sources de financement.
Les missions de la SEFRA s'organisent autour de 4 grands axes :
Ces missions ont pour objectifs d'assurer la pérennité et la rentabilité économique des exploitations arboricoles par la réduction des coûts de production et la lutte contre les grands problèmes sanitaires au verger ; assurer une compétitivité par rapports à la concurrence par l'innovation variétale en lien avec la demande du marché et des consommateurs ; conforter le processus d'arboriculture durable par l'optimisation des intrants et la mise en place de systèmes culturaux adaptés.
Pour mener à bien ses missions, l'association dispose d'un domaine foncier appartenant au Conseil départemental de la Drôme qu'il met à disposition de l'association. Ce domaine, d'une superficie de 22 hectares, se situe dans la commune d'Étoile-sur-Rhône. Sur ce domaine est implantée la station d'expérimentation pour le département de la Drôme. Le domaine dispose également de bâtiments. Enfin, d'autres stations sur le même modèle que celle de la Drôme sont présentes dans chacun des départements de la région ; à savoir le Rhône, l'Ardèche, l'Isère, la Loire, la Savoie et la Haute-Savoie ; chacune de ces stations représente les fruits présents dans son département.
L'association comprend ainsi d'une part, un site central sur la commune d'Étoile-sur-Rhône qui concerne les espèces de pêcher, d'abricotiers, de petits fruits, de cerisiers ; d'autres parts des antennes décentralisées à Nyonsais, Vernoux, St-Laurent d'Agny, en Savoie et Haute-Savoie (Annecy).
Histoire de la conservation
Les archives de la SEFRA ont été conservées dans les locaux de l'association à Étoile-sur-Rhône jusqu'à leur don aux Archives départementales de la Drôme en 2023.
Modalités d'entrées
Ce fonds est rentré aux Archives départementales de la Drôme par voie extraordinaire sous la forme d'un don en 2023.
Présentation du contenu
Les archives de l'ARFEL sont principalement composées de documents concernant la création et la dissolution de l'association. Très peu de documents concernent le fonctionnement et les missions. Cependant, ces archives sont intéressantes car elles permettent de véritablement cerner le contexte de création de la SEFRA.
Les archives de la SEFRA représentent la partie la plus importante de ce fonds. En effet, ce fonds bénéficie d'une collection presque complète de rapports d'activité et de comptes rendus de Conseil d'administration depuis la création de l'association aux années 2010. Ce fonds dispose également de documents illustrant l'activité de l'organisme avec une collection d'études aux formats papiers et numériques. Ces études sont à la fois le résultat des programmes de recherche de l'association mais également le résultat des commissions (technique, phytosanitaire et orientation) et de projets européens (Projet PEI ClimArbo).
La dernière partie de ce fonds se compose de documents iconographiques (diapositives et photographies sur support argentique couleur) se centrant sur deux thématiques : les études sur les fruits et les dangers que sont les insectes et les maladies.
Évaluation, tris et éliminations, sort final
Ce fonds est mixte dans la mesure où il se compose à la fois de documents au format papier et d'autres au format électronique.
La partie papier a subi quelques éliminations, c'est-à-dire que tous les doublons ont été supprimés. Ces derniers étaient principalement présents dans les dossiers d'assemblée générale et du conseil d'administration. Ces éliminations concernent aussi bien l'ARFEL que la SEFRA.
Les archives électroniques ont fait l'objet d'un travail de tri, de renommage et d'éliminations. En effet, certains fichiers étaient des supports de présentation (.ppt, .pptx) composés uniquement de graphiques. Ces derniers ont été éliminés au même titre que les doublons. Tous les fichiers ont été renommés afin de comprendre un nombre maximum de caractères et identifier plus facilement le contenu des documents. Ainsi, certaines abréviations[1] ont été utilisées dans les noms de dossiers/fichiers :
Tous les fichiers ont été convertis au format pdf afin de garantir leur conservation sur un format ouvert et lisible.
Le fonds à l'origine représentait un ensemble de 1080 fichiers. À l'issue du traitement, 303 fichiers ont été supprimés.
[1]Ces abréviations peuvent concerner un organisme, une typologie documentaire ou un terme technique lié au domaine de la recherche.
Accroissements
Étant toujours en activité depuis 1989, la SEFRA est susceptible de réaliser un nouveau don qui viendra compléter celui déjà présent aux Archives départementales de la Drôme.
Mode de classement
Le fonds de la SEFRA se divise en 3 grandes parties. La première s'intéresse à l'ARFEL détaillant la création et la cessation d'activité de l'association. La seconde partie regroupe les documents de la SEFRA séparés en deux parties : tout d'abord, les archives liées au fonctionnement administratif et ensuite, les archives liées aux missions de l'association (études, commissions et projet mené à l'échelle européenne). La troisième partie rassemble les documents iconographiques liés à la culture des fruits et les différents dangers qui peuvent menacer ces derniers.
Conditions d'accès
Tous les documents sont librement communicables. Cependant, certains documents sont protégés par les délais de communicabilités des archives publiques prévus par le Code du patrimoine. Dans le cadre de ce fonds, le délai de 50 ans est appliqué sur certaine cote contenant des données personnelles.
Une partie de ce fonds est composée d'archives électroniques accessibles sur le Système d'archivage électronique (SAE) des Archives départementales de la Drôme.
Pour toute consultation, se rapprocher du président de salle.
Caractéristiques matérielles et contraintes techniques
Ce fonds se compose principalement d'archives papier et figurées. Ces dernières rassemblent à la fois des diapositives couleurs mais également des photographies sur support argentique couleur. La dernière particularité est que le fonds comprend aussi des archives électroniques conservées sur le Système d'archivage électronique (SAE) des Archives départementales de la Drôme.
Documents en relation
Fonds conservés aux Archives départementales de la Drôme :
Les différents versements de la Direction des services agricoles (appelée par la suite Direction départementale de l'agriculture et des forêts) doivent être consultés : 49 W, 558 W, 2848 W. Ces fonds contiennent des enquêtes et des statistiques fruitières, des dossiers sur la lutte contre les ennemis des cultures. D'autres fonds de ces directions peuvent également être intéressants : certains recensent la création des entreprises liées à l'agriculture (dont quelques unes fruitières).
En complément des fonds contemporains sur les sociétés, les Archives départementales disposent de fonds de faillite des syndics et des entreprises (87 J, 94 J, 99 J, 221 J, 296 J) pour les études Bernard, Champion et Madonna.
Bibliographie
Cote/Cotes extrêmes
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Présentation du contenu
Classement alphabétique.
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Caractéristiques physiques
Présentation du contenu
22 photos sur support argentique.
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