LA LIBERATION DE LA DRÔME

Les camps de travail drômois

En 1939-1940, de nombreux étrangers avaient été incorporés dans des Compagnies de Travailleurs Etrangers, pour travailler en arrière du front. Le régime de Vichy souhaite régler le problème "des étrangers en surnombre dans l’économie nationale" et institue, par décret-loi du 27 septembre 1940, les Groupements de Travailleurs Etrangers (G. T. E.). Le premier créé dans la Drôme est le 533e GTE, à Saint-Vincent-de-Charpey, où environ 300 Espagnols arrivent dans l’hiver 1940. Il fut fermé en octobre 1942.  Le second, le GTE de Crest, est créé en mai-juin 194. Les Espagnols, les plus nombreux (plus de 200), sont arrivés dès juin 1941. Au total, 12 autres nationalités sont représentées, qu’ils soient opposants politiques au nazisme, membres de minorités religieuses (adventistes) ou Juifs (au moins 75, dont une soixantaine sera déportée à partir d’août 1942). Parmi les moins de 30 ans, plusieurs dizaines seront requis par les Allemands pour la zone nord et la mission Todt (travaux de fortifications), auxquels il faut rajouter de nombreux Arméniens, raflés pour la première fois en mars 1943, à Valence, amenés au GTE de Crest pour quelques semaines, puis envoyés au mur de l’Atlantique.
Camp de Crest
Lettre de la sous-préfecture de Die (711 W)
Lettre de la sous-préfecture de Die (711 W)
Témoignage de M. Rapaport, détenu au centre de Crest, 132 J 50
En mai-juin 1941, sont transférés à Crest, dans une ancienne usine de filature, les 150 ou 200 anciens soldats tchèques démobilisés composant, depuis septembre 1940, le 352e GTE installé à Lentiol (Isère), à la limite de la Drôme.
Témoignage de M. Rapaport, détenu au centre de Crest, 132 J 50
En mai-juin 1941, sont transférés à Crest, dans une ancienne usine de filature, les 150 ou 200 anciens soldats tchèques démobilisés composant, depuis septembre 1940, le 352e GTE installé à Lentiol (Isère), à la limite de la Drôme.