LA LIBERATION DE LA DRÔME

Les camps d'internement

Le régime de Vichy, souhaitant "régénérer" la société française, commence dès l’automne 1940 à pratiquer une politique d’exclusion à l’égard des Juifs, des étrangers, des communistes et des Francs-maçons. Des centaines de camps d’internement et de travail sont créés, dont deux en Drôme : Loriol et Montélimar.
Situé dans l’ancienne usine de produits chimiques Serre, puis Poulenc, le camp de Loriol a été actif dans un premier temps de septembre 1939 à juin 1940, et a hébergé, entre autres, Max Ernst. Le 20 août 1940, il est réouvert pour recevoir "les indésirables étrangers, c'est-à-dire les individus placés en résidence surveillée à la demande des préfets, mais aussi "les indésirables au point de vue de la sécurité intérieure" (militants communistes, etc.). Le camp est fermé définitivement, le 4 mars 1941.
Situé dans une ancienne tannerie (devenue après la guerre la caserne Chareton), le camp de Montélimar fut ouvert en septembre 1939 et semble avoir été utilisé jusqu’à la fin de la guerre. Camp de rassemblement, moins strict que celui de Loriol, non gardé, il reçut des "internés non dangereux pour l’ordre public". 
Camp de Loriol
Il a "accueilli" au moins 500 personnes, la plupart étrangères, antinazis allemands, républicains espagnols, antifascistes italiens, mais aussi Autrichiens, Tchèques, Bulgares, Belges, Portugais, Anglais.