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309 J - Fonds Pierre de Saint-Prix.

Sommaire : Fonds Pierre de Saint-Prix.


Cotes extrêmes : 309 J 1-140 1942-1987

 

Description physique :
Genre/Carac. phys. : Document d'archives 140 0,30 ml

 

Organisme : Ce fonds est consultable dans la salle de lecture des Archives départementales de la Drôme 14 rue dela Manutention, 26000 Valence.

 

Auteur : par Aurélie Serrurier, stagiaire de l'Université de Haute-Alsace ; sous la direction de Simon-Pierre Dinard, conservateur du patrimoine, directeur des Archives départementales de la Drôme.

 

Description du profil :
Nom de l'encodeur : Cet instrument de recherche publié a été océrisé et encodé en 2008 par Grégory Fontaine et Carole Dupret de la société FFAS dans le cadre du marché suivi par Sylvie Vasseur, Marion Guignier et Isabelle Boullay sous la direction de Simon-Pierre Dinard.
Langue : Instrument de recherche rédigé en Français.
Règles de description : L'instrument de recherche respecte ISAD (G).

Biographie. :
Né le 1er août 1901, Pierre de Soubeyran de Saint-Prix est le fils de Marguerite Loubet de Saint-Prix et le petit-fils d'Émile Loubet. Issu d'une famille ardéchoise, il poursuit des études à la Sorbonne et prépare une licence de Philosophie. Journaliste de 1921 à 1939, il se réfugie dans la Drôme à la débâcle et travaille avec la Résistance socialiste. Dès juin 1940, Pierre de Saint-Prix rejoint les Combattants volontaires de la Résistance dont il devient un de ses membres les plus influents aux côtés de Claude Alphandéry " Cinq-Mars ", futur président du comité départemental de Libération. Alors que les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) étaient le bras armé de la Résistance, les CVR ont organisé et animé la Résistance civile : mouvements unis, Noyautage des Administrations publiques (NAP), comité départemental de Libération (CDL) et comités locaux de Libération (CLL). Il fut nommé préfet de la Drôme par le gouvernement d'Alger en janvier 1944 mais ne prit ses fonctions qu'après la Libération de Valence le 31 août 1944. Il démissionne le 31 décembre 1944.
Chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la rosette de la Résistance, il a été président de l'Union drômoise des Combattants volontaires de la Résistance depuis sa fondation en 1957 jusqu'en 1987. Il fut vice-président national de la Confédération nationale des Combattants volontaires de la Résistance.

Historique du fonds. :
En janvier 1986, Pierre de Saint-Prix contacte Mme Nathan-Tilloy, directrice des Archives départementales de la Drôme, et évoque l'envoi prochain d'une centaine de pièces originales ou de photocopies certifiées conformes de documents relatifs à la Seconde Guerre mondiale réunis par lui-même. Pierre de Saint-Prix souhaitait donner une idée générale de ce que fût le combat clandestin et préciser certaines modalités de l'action résistante dans la Drôme notamment : la Résistance administrative (NAP : Noyautage des Administrations publiques) et civile, religieuse, intellectuelle, syndicale. Le 31 mai 1986, les premières pièces numérotées 1 à 57 sont remises à Mme Nathan-Tilloy par M. René Nicolas, secrétaire de l'Union des Combattants volontaires de la Résistance. Puis, en octobre de la même année sont déposées les pièces 58 à 83, en décembre les pièces 84 à 102, en juillet 1987 les pièces 103 à 113. Ces documents sont rassemblés dans une boîte cotée 680 J. Les autres pièces réunies dans les boîtes cotées 681 J et 682 J intégreront les Archives départementales pendant l'année 1987. Tous les documents originaux, copies et transcriptions sont largement annotés et commentés par Pierre de Saint-Prix.
Beaucoup des témoignages composant ce fonds semblent avoir été recueillis à l'occasion de la publication de
Combats pour le Vercors et pour la liberté
(Éditions Peuple libre, 1984), ouvrage écrit par Pierre de Saint-Prix et le général de Lassus Saint-Geniès, chef départemental des Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) à partir du 3 juillet 1944.
Les documents envoyés par Pierre de Saint-Prix représentent trois boîtes, soit 0.3 mètre linéaire, et ont été intégrés en série J " pièces isolées " : 680-682 J. Ces boîtes étaient conservées en chambre forte. Pierre de Saint-Prix avait l'intention de les donner aux Archives départementales, mais aucun acte n'avait été signé, et la communicabilité n'était pas fixée. Aussi, ce fonds n'était pas accessible au public.

Intérêt, particularités. :
Le fonds Pierre de Saint-Prix est constitué de documents originaux mais surtout de documents postérieurs à la Seconde Guerre mondiale, de témoignages de camarades résistants, de documentation, de presse, de photographies. Un seul document fait référence à la fonction de Pierre de Saint-Prix en tant que préfet (309 J 65).
Ce sont surtout des archives relatives aux activités de la Résistance qui constituent ce fonds (309 J 7-84). Les documents déposés par Pierre de Saint-Prix sont, à ce titre, inédits puisqu'ils permettent de comprendre l'aspect civil, religieux, syndicaliste, politique de la Résistance. Alors que les fonds déposés au sein des Archives départementales sont plutôt relatifs à la Résistance armée, la plus connue du grand public et la plus médiatisée (les FFI, les maquis), les archives du fonds de Saint-Prix permettent de connaître une forme moins connue de la Résistance, celle qui ne passait pas par le combat physique.
En second lieu, les documents sont relatifs à l'Occupation (309 J 1-6), la Libération (309 J 85-90), l'Épuration (309 J 91-101), les commémorations (309 J 102-107), les relations de Pierre de Saint-Prix avec la Commission nationale de la Seconde Guerre mondiale (309 J 108-109) et complètent les autres fonds d'origines privés relatifs à la Seconde Guerre mondiale.
Une autre particularité de ce fonds est la présence d'une vingtaine de photographies dont certaines sont des plus précieuses car uniques. En effet, les deux photographies des défilés des autorités de la Résistance à Montélimar et à Valence au début du mois de septembre 1944 soit juste après la Libération, sont des pièces rares. De même, la photographie des membres du comité départemental de Libération prise en 1944 est unique.

Classement. :
Un inventaire de toutes les pièces du fonds, par ordre chronologique de réception des documents, a été établi à la fin des années 1980. Toutefois, son utilisation se serait révélée peu pratique pour les chercheurs. En effet, Pierre de Saint-Prix avait numéroté les documents au fur et à mesure qu'il les envoyait, sans thématique établie. Par exemple, les pièces relatives à la Résistance syndicale étaient numérotées : 680 J 24, 57, 113. Une réorganisation intellectuelle et matérielle du fonds était indispensable pour en assurer une bonne exploitation scientifique.
Un plan de classement visant à mettre en avant les différents aspects de la Seconde Guerre mondiale abordés par les documents réunis par Pierre de Saint-Prix et les types de documents rassemblés a été élaboré. Les principaux chapitres sont : l'Occupation (309 J 1-6), la Résistance (309 J 7-84), la Libération (309 J 85-90), l'Épuration (309 J 91-101), les commémorations (309 J 102-107), la Commission nationale de la Seconde Guerre mondiale (309 J 108-109), de la documentation (309 J 113-119), des photographies (309 J 120-140).
Les archives de Pierre de Saint-Prix constituant un fonds à part entière, celles-ci ont été retirées des " pièces isolées " et ont reçu une cote propre : 309 J. Un seul document a été éliminé (double), coté 680/47. Le métrage linéaire total est de 0.3 mètre linéaire.

Communication du fonds. :
Les archives de Pierre de Saint-Prix ont été données par ses héritiers indivis le 25 février 2006. La communication et la reproduction sont libres, excepté le document coté 309 J 3, soumis à l'autorisation du directeur des Archives départementales.