Conservation



« Mieux vaut prévenir que guérir ». Cet adage populaire se vérifie aussi pour la conservation du patrimoine. Plutôt que de réparer, à grands frais, les outrages du temps et des hommes, il est plus économique de faire de la prévention, ce que l’on appelle la conservation préventive.


Pour pouvoir transmettre aux générations futures les archives de la Drôme, il convient de les conserver dans les meilleures conditions possibles en retardant au maximum leur dégradation. Afin de limiter les causes de détérioration, il faut agir sur l’environnement climatique en assurant une hygrométrie (inférieure à 60%) et une température (20°C) stables. Une ventilation conséquente et un dépoussiérage régulier sont gage d'élimination des spores de moisissures.


Le conditionnement des documents, y compris des registres, dans des boîtes d’archives, permet d’atténuer les variations climatiques et de les protéger de la poussière, des rayonnements lumineux, des rongeurs, voire de l’eau et du feu.


Lors de la communication des documents en salle de lecture, leur manipulation doit être effectuée avec soin, tant par le personnel des archives que par les chercheurs.


Un plan de prévention des risques permet, en cas de sinistre, d'agir rapidement et efficacement pour réduire les dégâts et faciliter la reprise de l’activité du service.


Enfin, de plus en plus, les informations des documents les plus fragiles ou les plus consultés sont transférées par microfilmage ou numérisation sur d’autres supports. Ceci afin de préserver les originaux en en interdisant la consultation.


Exceptionnellement, des travaux de restauration sont entrepris. Ils visent à consolider le document dans son état afin d'éviter des dégradations ultérieures. Ils doivent être réversibles et documentés.