Restauration d'un géant de 500 ans

Un parchemin impressionnant

Malgré le coût exorbitant des supports d’écriture, les seigneurs laïcs ou religieux ayant obtenu le droit d’exploiter un territoire et ses ressources s’empressaient de le consigner par écrit et le faire ratifier par toutes les parties. Ils veillaient ensuite jalousement sur ces preuves de leurs revenus, et, au besoin, en faisaient des copies.

En 1515, les chanoines de Saint-Barnard à Romans obtiennent la confirmation par François 1er des privilèges que le Dauphin leur avait accordés en 1348. Ils en dressent la liste sur un impressionnant parchemin de 10 mètres, validé par 10 sceaux royaux et delphinaux, espérant ainsi continuer de rendre la justice, maîtriser les circulations de marchandises sur l’Isère, percevoir des impôts et des corvées, toucher des droits sur les fours, moulins et bois, bétail…

En très bon état, mais poussiéreux et un peu racorni, ce document méritait une petite cure de jouvence, que les archives départementales lui ont offerte en 2015 à l’occasion de ses 500 ans. Il a été confié à un atelier de restauration qui, conformément aux règles déontologiques de la profession, lui ont apporté des soins minimalistes, mais bénéfiques.

AD26, 3 G 2983. Avant la restauration, le parchemin de 10 mètres de long est déformé et poussiéreux.
AD26, 3 G 2983. Avant la restauration, la peau est déformée en surface.
AD26, 3 G 2983. Avant la restauration, d'anciens renforts en papier sont collés au verso.
AD26, 3 G 2983. Avant la restauration, la peau est fissurée et lacunaire sur les bords.
AD26, 3 G 2983. Avant la restauration, les sceaux sont abimés et lacunaires.
AD26, 3 G 2983. Avant la restauration, les étuis en cuir sont épidermés et décousus.