LA LIBERATION DE LA DRÔME

... au drame

Suite au débarquement en Normandie le 6 juin 1944, 4000 volontaires, sans arme et peu formés affluent sur le Vercors et attendront des parachutages d’armement des Alliés.
Pressentant leur rôle stratégique, les  Allemands s’engagent dans l’extermination des résistants considérés comme des "terroristes". Les 13 et 14 juin, ils pénètrent la "forteresse" par Saint-Nizier. Entre le 21 et le 23 juillet, environ 1000 soldats allemands attaquent sur 3 fronts, à Vassieux avec le débarquement aéroporté des chasseurs-parachutistes, sur la zone Lans-Corrençon où se passe l’attaque principale, et sur les Pas le long des lignes de crête. Le 22 juillet, le chef civil Eugène Chavant tente d’alerter l’état-major français à Alger.
La répression allemande est brutale. Les soldats exécutent des blessés dans la Grotte de La Luire transformée en hôpital, déportent infirmières et médecins, fusillent des hommes à La Chapelle-en-Vercors, pillent et détruisent les fermes et les villages sur leur passage. Le bilan humain est lourd, 200 civils et 600 maquisards sont morts, 40 sont déportés. L’ordre de dispersion est donné. Le commandement tente de réorganiser les combattants survivants. Fort de l’expérience dramatique, il modifie leur stratégie pour revenir au maquis et à la guérilla. Les Allemands quittent définitivement le Vercors mi-août.

Cimetière provisoire à Vassieux-en-Vercors, 9 J 250
Ruines de Vassieux-en-Vercors, 9 J 238
Ruines de Vassieux-en-Vercors, 9 J 239
Abandonné plus que trahi, le Vercors deviendra depuis ce drame un lieu de mémoire, associant résistance, liberté mais également héroïsme tragique.