LA LIBERATION DE LA DRÔME

La Résistance non-armée

La nécessité de procurer des cartes d’alimentation, des cartes d’identité, des laisser-passer à des hommes qui étaient entrés en clandestinité, impliquait des complicités dans l’administration, notamment au sein de la SNCF. C’est ainsi que s’est mis en place le N.A.P. (Noyautage des Administrations Publiques).
Dans la Drôme, peu d'informations sont conservées sur ce mouvement. Dans un premier temps, Jean Loubet, rédacteur à la préfecture, en fut un membre actif, mais il fut arrêté puis exécuté. Roger Marty lui succèdera et agira efficacement jusqu'à la Libération.
La population, elle aussi, joua un grand rôle dans la résistance civile ; à plusieurs reprises elle montra publiquement son opposition aux décisions gouvernementales, ou aux forces d’occupation.
Des Romanais, avec l’aide du pasteur Fabre, ont fait passer des Juifs en Suisse par Chamonix. A Peyrins, des enfants juifs séjournèrent au château, des professeurs de Romans venant leur dispenser leur enseignement. Grâce à cette initiative 139 enfants ont pu vivre en paix.

NAP SNCF, 9 J 15
Le 10 mars 1943, incidents à la gare de Romans
La foule avait envahi les voies pour empêcher le départ de 300 hommes pour le STO. Il y eut une dizaine de blessés, gendarmes ou manifestants, mais seuls 30 hommes partirent. Le couvre-feu fut ordonné sur Romans et Bourg-de-Péage à partir de 19h.