LA LIBERATION DE LA DRÔME

La déportation dans la Drôme

Les déportés de la Drôme les plus nombreux le sont pour des faits de résistance. Ainsi, après la grève organisée le 20 septembre 1943 pour protester contre l’insuffisance du ravitaillement et l’obligation de travailler pour l’occupant, 26 Romanais-Péageois sont arrêtés et déportés. Ils étaient ouvriers de la chaussure ou ouvriers chapeliers ; 16 d’entre eux ne sont pas rentrés.
De même, suite à un attentat perpétré contre un train de permissionnaires allemands à Vercheny, 57 jeunes hommes sont arrêtés et déportés en représailles par les autorités allemandes (27 décembre 1943).
La déportation a été appliquée à tous les niveaux, puisque le préfet Cousin et le procureur de la République Thérond furent déportés le 24 mai 1944. Et les infirmières des hôpitaux du Vercors furent touchées également le 27 juillet 1944.
Billet
Les archives de la déportation conservées en France sont rares. Ainsi, ce billet jeté d’un train en marche vers les camps de la mort est parvenu par miracle jusqu’à nous.
Billet
Les archives de la déportation conservées en France sont rares. Ainsi, ce billet jeté d’un train en marche vers les camps de la mort est parvenu par miracle jusqu’à nous.
Courrier du préfet au sous-préfet de Die, 711 W
En lisant entre les lignes des courriers officiels, on arrive à deviner le destin tragique des déportés. Les logements des Juifs arrêtés lors des rafles du 26 août peuvent être remis à disposition des propriétaires, sous entendu, car il y a peu de chances qu’ils reviennent…