LA LIBERATION DE LA DRÔME

La déportation

En France, la déportation connaît une brusque accélération à partir de mars 1942, suite à l’adoption de la « solution finale » par le régime hitlérien et les pays qu’il contrôle.
Dans la Drôme les principales arrestations commencent en août 1942, en même temps que les rafles organisées autour du 26 août dans toute la zone Sud. Il s’agissait de tenir l’engagement pris par le Maréchal Pétain et Pierre Laval de livrer 10 000 Juifs de la zone libre aux autorités allemandes. Les Drômois sont arrêtés au centre de Crest, à Nyons, etc., regroupés à Vénissieux et destinés à Auschwitz, après un passage par Drancy. Si, d’après A. Vincent-Beaume, les déportés juifs représentent 19,6 % de l’ensemble, ils ont la mortalité la plus forte, puisque 93 % ne sont pas rentrés.
D’après les statistiques élaborées pour la Drôme en 1960 par André Vincent-Beaume, correspondant départemental du Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, les déportés du département pour lesquels il a pu rassembler quelques informations étaient au minimum 512. Et moins de la moitié des déportés drômois est rentrée chez elle…

Agenda du déporté 1949, 132 J 85
Extrait de liste alphabétique des déportés, 132 J 81